La belle aventure

Dernier jour de marche, la tension est a son maximum (Manu)

 
Le 28 au soir, la marche est arrivee a Ram Lila Maidan, grand terrain situe au beau milieu d'immeuble a Delhi, a 4 km du parlement. 25000 marcheurs qui viennent des villages, qui vivent dans des conditions d'un autres temps, arrive au milieu de la capitale en plein developpement. Cela fait comme un enorme anachronisme. Les infrastructures cree par le systeme qui les exploitent leur sert pour porter leur parole. Tres puissant. Les paysans marchent tres rapidement. La fin est proche. Malgre un mois de marche, des moments ou il n'y avait plus un mot au sein des  5-7 km de marche, ce soir la etait rempli d'une energie venue de l'esperance d'une amelioration des conditions de leurs enfants. Ils se preparent aux 4 derniers kms qu'il y a faire le lendemain matin. vers 10 h ils seront devant le parlement.  Nous (brenda, Xavier, notre ami le belge et moi) rentrons a la Gandhi peace foundation situe a quelques km. Le lendemain matin, nous partirons vers 8h30. 100 metres avant le « ground », nous apercevons des policiers. Plus nous nous approchons, plus ils sont equipes (gilets pare balles, bouclier, camion lance eau avec desgrillages sur les fenetres, de tres nombreuse voitures de police). L'issu de la marche ne s'avere pas du tout positives. Tout
nous laisse penser que nous allons etre bloque. c'est une ambiance mal
saine, pleine de tension
. Les uns fond barages. Ils sont en masse. Ils sont des milliers de policiers. Quand nous leurs demandons leurs nombre, ils nous disent que leurs ressources en homme sont illimites.
Les autres dansent et chantent. Ils paraissent pcifiques mais comment reagiront-il si on leur dit qu’ils ont marche un mois pour rien ?  En plus, l'eau manque, la situation ne va pas pouvoir durer. En discutant avec des gens (Ramesh, charger par Ekta Parishad de negocier avec le gouvernement, et d’autres...), ils nous disent qu’ils ne savent pas trop ce qu'il va se passer. Malgre tout de tres nombreux medias nationaux et internationaux sont present, beaucoup de realisateur ont suivi toute la marche, nous savons
que les medias se battent pour relayer l'info.
Plus la marche avancait, et plus ils etaient nombreux.
L'Inde est un pays democratique, ils ne peuvent se permettre ce qu'il s'est passe en Birmanie. Ou en tout cas, pas face a un mouvement pacifique qui se reclame la suite du mouvement Gandhien.  Mais alors pourquoi ce blocage? Nous apprenons enfin que le ministre va arrive vers 17 heures. nous
avons donc le temps d'aller faire deux tr
o
is chose a la GPF et de
revenir.
Arrive a la GPF, nous apprenons que le ministre est arrive plus tot
que prevu, que la marche est une victoire,...Renvercement total de
situation. Le gouvernement a accepte de cree une haute commission pour
l'acces a la terre dans le mois. Raja
gopal, leader du mouvement Ekta Parishad y siegera. Malgre tout ca, beaucoup de revendication n'ont pas ete obtenu. Par contre l’objectif de porter la problematique de l’acces a la terre sur le devant de la scene national et international a ete atteint...histoire a suivre.


Publié à 02:32, le 28/10/2007, dans marche janadesh, New Delhi
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Une nuit passée avec les marcheurs (Manu)

En tant qu’étranger, nous ne sommes pas habitués aux conditions de vie qui sont supportées par les indiens la nuit. Du coup, le matin nous allons en taxi, réserver tout au long de la marche pour accompagner les occidentaux. Et le soir nous rentrons aux hôtels.
Au début, j’avoue qu’on ne comprenait pas trop pourquoi on ne pouvait pas dormir avec les indiens. Au bout d’une journée de marche, on s’est vite rendu compte que si nous voulions tenir le coup, il fallait rentrer. Malgré tout, après quelques temps, ceux qui voulais pouvais dormir avec les paysans.
Le jour où je suis remonté sur Delhi chercher Brenda à l’aéroport, un petit groupe de 5-6 occidentaux est resté dormir avec eux. En revenant sur la marche, j’ai appris que beaucoup d’entre eux étaient tombés malades à cause de la température au levé du jour. Il y a un tel contraste entre le jour et la nuit…On pouvait donc comprendre pourquoi nous rentrions à l’hôtel le soir malgré les énormes efforts logistiques que cela engendre pour plusieurs dizaines d’étrangers.
Nous galérons un peu à trouver un rickshaw qui puisse nous amener d’Agra jusqu’au terrain où sont les Indiens (environ 10 km).
Parti un peu à la bourre de Delhi deux jours auparavant, on s’est aperçu qu’on était pas vraiment équipé pour passer la nuit. Brenda avait trois banderoles (des marques de pied récoltés en France par FDH en solidarité avec les Indiens) qui allait servir de couverture et une couverture de survie (qui allait être utilisée pour nous protéger de la rosé). Moi j’avais la petite couverture molletonnée que j’avais gardé de l’avion, et…voilà, on est parti pour une nuit avec les marcheurs. Avec ça, Brenda me fait remarquer, à juste titre, qu’en short et en sandales, je risquais de cailler un peu dans la nuit. Maintenant le rickshaw est partit, il est trop tard pour faire demi tour.
Par contre, et nous sommes là pour ça c’est vrai, nous avons appareil photo, plusieurs cartes mémoire, un micro pour la caméra, un trépied, la caméra avec une batterie et des cassettes vierges. Bref, le matériel nécessaire pour le film. De ce côté là, pas de problème.
Les premières impressions sont toujours les meilleurs, paraît il, alors commentons les.
            En rickshaw, toujours, nous longeons le campement un moment jusqu’à l’entrée. C’est un champ de néons installés dans la journée (et tous les jours c’est comme ça) qui s’offre à nos yeux. C’est énorme ! Arrivée à l’entrée, une grosse dizaine de flics regarde le va et viens des personnes. Le bruit des nombreux groupes électrogènes qui alimentent le site en énergie est incessant. Nous traçons directement au fond à droite, il y a là un château d’eau d’où nous avions pris des plans dans l’après midi. Il fait une bonne quinzaine de mètres de haut et permet d’avoir une sacrée vue d’ensemble. Sur notre chemin, les gens dansent, chantent, discutent, c’est festival tous les soirs ici. Rien à voir avec ceux qu’il y a en Bretagne mais ceux ci n’ont rien à leur envier (mise à part les toiles de tentes, couvertures,…)!!
            Du haut du château d’eau, on pensait que personne ne nous voyait mais en fait, les néons éclairent si bien que Jacky et son fils Sunam nous ont vu du groupe n°15 (il y en a 25 sur le site ; chacun est composé de 1 000 personnes). Ils nous rejoignent alors et nous montrent ensuite là où ils ont posé leur camp. Nous sommes au groupe n°1 au milieu de nombreux Indiens. Il y a même des enfants en bas âge parmi eux mais aussi des vieillards. Tous les âges sont représentés ici.
            « Vous pouvez poser votre campement ici si vous voulez » nous dit Neva. Quand ils ont vu de quoi nous étions équipés, ça les a fait bien rire.
            C’est à ce moment que l’on a compris à quel point la situation sanitaire des marcheurs était précaire. Tard dans la nuit, les percussions ont donné le relais à un concert de gens qui toussent, qui sont malades des 15 jours déjà passés à marcher. La situation est très critique. Si nous ne sommes pas équipés pour la nuit, eux le sont encore moins. Ils n’ont, pour la plupart, même pas de couverture. Malgré que des donations ont été faites par la croix rouge, entre autres, les couvertures tardent à arriver. Certains marcheurs sont même rentrés chez eux tellement la situation est difficile.
            Quelques temps après, on a entendu des coups de sifflet. Les mêmes qui servent durant la journée aux chefs de groupes à rassembler tout le monde. Organiserait-ils un meeting à cette heure ci ? Nous avons vu tout les gens autour de nous se lever et aller dans cette direction. Nous n’en saurons pas plus.
           
            La nuit à été très fraîche. Nous nous sommes servi de ce que l’on pouvait. On a pas beaucoup dormi !
            Le lendemain matin, au levé du jour (6 heures du matin ici), Jacky, qui s’était levé largement avant nous pour faire des prises de son, nous a apporté un des meilleurs thés qu’il y ait sur la marche. Qu’il est gentil le monsieur… Le thé vient du Chattisgarh, région de l’Est de l’Inde, c’est du thé rouge. Trop bon comme réveil !!
            D’autres indiens passent par là et nous offrent un peu d’autres thés. Même à l’hôtel on est pas gâté comme ça le matin ! Ce fut une nuit très fatigante mais une excellente expérience ! A refaire. Vous verrez dans les prochaines nouvelles…
            C’est maintenant parti pour une journée de marche. On est bien « au radar » comme dirait l’autre.


Publié à 12:52, le 16/10/2007, dans marche janadesh, Agra
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